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À propos

Méditation en mouvement

C’est en 1983 lors d’un séjour de travail à Hong Kong que j’ai découvert le Tai Chi. Au parc Victoria, parmi plusieurs groupes de personnes qui pratiquaient cet art de santé millénaire, un homme se distinguait par la précision et la fluidité des mouvements qu’il enchaînait dans une chorégraphie où l’épée et lui ne faisaient qu’un. Ainsi débuta ma passion pour le Tai Chi style Yang.
Après m’être établie à Montréal en 1991, j’ai continué à pratiquer dans des instituts qui enseignent le même style. Parallèlement, j’ai suivi d’autres cours dans le but d’approfondir les connaissances acquises et de découvrir de nouvelles formes. J’ai également assisté à plusieurs séminaires intensifs sur le Qi Gong. Toujours dans un désir de perfectionnement continu, je participe régulièrement à des ateliers spécialisés. En effet, pratiquer le Tai Chi, c’est plus qu’apprendre un savoir-faire; c’est aussi une manière de découvrir un savoir-être, un cheminement vers la connaissance et la maîtrise de soi.
En plus d’assister à des stages personnalisés, je continue à me perfectionner auprès de professeurs expérimentés. Désirant transmettre au suivant ce que j’ai appris et continue d’apprendre, j’ai suivi une formation en Chine pour devenir instructrice. Mon objectif est d’encourager l’apprentissage de ces exercices corporels, respiratoires et méditatifs afin que de plus en plus de personnes puissent bénéficier des bienfaits qu’apporte la pratique régulière de cet « art de combat devenu art de santé ».

Un peu d’histoire

Une grande partie de l’histoire des arts martiaux chinois n’a jamais été documentée car elle remonte à un temps où les écrits étaient rares. Quant aux écrits historiques qui existaient, beaucoup furent détruits ou perdus durant les guerres. L’interprétation la plus populaire attribue la création du Tai Chi Chuan à Zang San Feng, moine taoïste qui vécut au mont Wudang entre le 13e et le 15e siècle. En observant les comportements de combat entre un serpent et une grue, il aurait remarqué que la souplesse pouvait l’emporter sur la force. Ainsi, en intégrant dans l’art martial les mouvements souples et circulaires du serpent selon les principes du Yin et du Yang, il aurait créé le Tai Chi Chuan. Toutefois, plusieurs historiens soulignent l’absence de fondements historiques de cette légende.

Selon Kyôji Kasao, chercheur japonais dans le domaine des arts martiaux chinois, il n’existait aucun art de combat s’appelant Tai Chi Chuan avant que Yang Lu Chan (1799-1872) eût enseigné à Pékin son art martial qui se différenciait par le mode d’exécution technique. Il créa ainsi le Tai Chi style Yang qui s’effectue de façon lente et relâchée. Son petit-fils Yang Chen Fu (1883-1936) fit évoluer l’enchaînement vers sa forme actuelle en enlevant les sauts et les fajin ou « explosions de force », et en simplifiant les mouvements difficiles. Il fut parmi les premiers à enseigner le Tai Chi au grand public. C’est grâce à lui que ce style fut diffusé et devint la forme la plus pratiquée.